L’Extrême-onction
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Les sacrements catholiques sont nombreux. Officiellement, ils sont au nombre de sept. L’onction des malades, ou extrême-onction, en fait partie. C’est le dernier sacrement que les croyants reçoivent au cours de leur vie. Pourtant, beaucoup de préjugés sont observés concernant ce sacrement.

Quelles est l’histoire de l’extrême-onction ? Comment ce sacrement prend-il tout son sens chez les catholiques ?

Signification et historique de l’extrême-onction

L’onction des malades est appelée chez les chrétiens catholiques : l’extrême onction. C’est le sacrement dédié à la passion et la souffrance du Christ. Elle est pour celui qui la reçoit un signe de délivrance et de paie. En effet, ceux sont les malades ou les gens qui sont dans la souffrance qui en bénéficient. C’est un sacrement dédié aux personnes gravement malades souhaitant être réconfortées et apaisées dans leur souffrance.

Pour certaines personnes, recevoir ce sacrement revient à accueillir le Christ durant sa période sombre. Selon la bible, le Christ a également vécu des souffrances dans les conditions humaines avant sa mort. Le Christ a ordonné à ses disciples de guérir les malades en leur imprégnant d’une huile bénite. C’est de ce commandement qu’est né le sacrement de l’onction des malades.

Le sacrement des malades : racines bibliques

Aussi connue sous le nom de sacrement des malades, l’extrême-onction tient ses fondements dans la bible. Ainsi, on retrouve des traces de cette pratique très ancienne dans l’Epître de Jacques (chapitre 5, versets 14 et 15), où l’on parle en effet d’une onction d’huiles saintes réalisée sous au nom du Christ. Accompagné de prières, cet acte permet au malade, ou à la personne âgée proche de mort, d’être exemptée de ses pêchés.

Les fondements bibliques relatifs à l’Epître de Jacques, ou encore, dans l’Evangile selon Marc, pointent également un sacrement aux propriétés salvatrices. En effet, dans les écrits bibliques, il aurait permis à des malades de trouver le chemin de la guérison grâce à cet acte : synonyme de foi et de renouveau.

Symbole d’un sacrement salvateur : onction des malades

L’extrême-onction est faite avec une huile bénite et est célébrée par un prêtre. Ce sacrement est souvent désigné comme un signe de la tendresse de Dieu. À l’aide de l’huile bénite, le prêtre dessine un signe de croix sur le front ou sur la main du malade. Le chrétien est libre de recevoir ce sacrement à chaque fois qu’il est atteint d’une maladie grave lorsqu’il le souhaite. Durant cette onction voici les mots prononcés par le prêtre :

« Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit-Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève »

Les personnes qui peuvent bénéficier de ce sacrement ne sont pas seulement celles qui sont malades, il peut également s’agir des personnes vieilles qui sont fatiguées. Ce rituel peut être effectué dans les hôpitaux, à la maison du malade ou à l’église. Le lieu dépend de la mobilité des malades. Cependant, certaines églises pratiquent cette onction d’huile, mais ne considèrent pas l’extrême-onction comme un sacrement.

Retombée de l’onction

Pour le malade, cette action lui redonne confiance en lui. C’est donc une guérison interne. C’est un signe de réconciliation avec lui-même et aussi avec ses proches. C’est également une étape qui marque le rapprochement du malade avec Dieu. Souvent, il est observé qu’une guérison se manifeste. Pour certains c’est l’effet placebo, pour d’autre cela fait partie des miracles divins.

À la base, l’essence de l’onction se situe dans le geste qu’effectue le prêtre. De ce fait, le prêtre transfère l’esprit de tendresse de Dieu au malade. Lui permettant ainsi de faire face au mal. C’est un signe d’assurance et de redonner confiance en soi. L’onction des malades peut également faire effet aux proches, qui sont souvent fatigués et lassés des bouleversements provoqués par la maladie de leur être chère.

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